J'habite Vence, dans les Alpes Maritimes. C'est un joli village de 17 500 habitants, niché entre mer et montagne, à 325 m d'altitude et d'une superficie d'environ 350 km²
Vence fait partie de ce que l'on appelle le moyen pays. Ses montagnes calcaires, les "Baous", donnent à la région un relief très accidenté. Le climat y est plus marqué que sur la frange littorale, rendant les étés plus chauds et les hivers plus rudes.

Un peu d'histoire

L'histoire de Vence remonte aux âges les plus lointains car Vence offrait à la fois la nourriture, l'eau au pied des Baous, et la protection dans les grottes ou derrière les castellaras aménagés sur les collines (enceintes de pierres sèches où les familles se réfugiaient avec leur troupeau en cas de danger mais qui servait aussi de lieu de sépulture et de sacrifice). Longtemps avant l'existence de Rome, les Nérusii, petite tribu celto-ligure, appartenant à la fédération des Salyens, étaient installés à Vence. Le dieu Ventius, vénéré localement, serait à l'origine du nom de la ville.
Entre 16 et 14 avant Jésus-Christ (date exacte incertaine), les Nérusii sont vaincus par les Romains. Leur défaite face à Auguste est commémorée sur le Trophée des Alpes avec celle des autres tribus locales. En 14 avant J.-C. naît la province des Alpes Maritimes. Les routes sont améliorées et Vintium, grâce à sa position géographique et ses sources abondantes devient une cité privilégiée de la colonisation latine. On trouve encore de nombreux vestiges romains à Vence.
Au IIIe siècle, Vence est convertie au christianisme, au IVe siècle elle possède un évêché ; le temple de Mars devient une église. Du VIe au XIe siècle, Vence subit les affreux ravages des Wisigoths, des Lombards et des Sarrasins.
Par le jeu du partage de l'Empire de Charlemagne, Vence et la Provence sont rattachées au Saint-Empire Romain Germanique.
Jusqu'à la Révolution, la Cité vécu sous la domination des barons de Villeneuve et de ses évêques qui étaient coseigneurs de Vence.
Parmi ses nombreux évêques il y eut un pape, Paul III, deux académiciens, Godeau et Surian et trois saints, Prosper, Véran et Lambert. La Révolution chassa le dernier évêque, Mgr Pisani qui refusa de prêter serment sur la Constitution, et supprima l'évêché.